Bulletin Nr 10
Juillet 2001

Les moulins à Contamine :

Le soleil, la douceur du temps étaient au rendez-vous, cet après-midi du 24 mars 2001 à la Perrine, à la recherche des vestiges des moulins.

Une roue est abandonnée devant la maison Margot. C’est dans une partie de cette demeure qu’était installé un moulin.

Au-dessus, le mur de soutènement de l’étang dans lequel se trouve une ouverture par laquelle arrivait l’eau qui actionnait la roue du moulin.

L’étang est presque entièrement comblé et envahi d’arbustes et d’herbes.  La vanne servant à régler le débit est-elle encore là sous le remblai ?

Par endroits, nous retrouvons le bief qui amenait l’eau du nant de la « Corbassière ».

En 1757, il y a 2 moulins, l’un à 2 roues, l’autre à une roue « qui ne servent pour l’usage que du quart des habitants » (4 C 94 – Archives départementales de Haute Savoie).

Le 19 juin 1777, les religieux « ascensent » leurs moulins de La Perrine à François et Joseph Montréal pour 9 ans : 3 moulins, 2 clairs et 1 blanc avec 1 battoir et tous les biens en dépendant. Les frères Montréal devront donner aux Pères Barnabites 25 coupes de froment et 12 coupes de bataille, 6 chapons  gras et 25 livres d’argent, avec un louis d’or neuf de France.

Les  couverts en paille restent à la charge des « ascentaires » qui entretiendront les rouages, mules et ferrements, de même que les « bédières, tournes » et étangs. (ADHS- Tabellion Bonneville 1777/1, folio 565).                                                                  

A la Révolution, les biens des Barnabites sont saisis et entrent dans les biens nationaux.

Le  29 juillet 1855, François et Joseph Marie Decroux et  aux noms de leurs frères et sœur Athanase, Jérémie et Joséphine vendent leurs biens à Mmes Prospère et Adèle Bastian, notamment les deux moulins qu’ils possèdent à La Perrine, les cours d’eau servant à les mouvoir, les sources et étangs, ainsi qu’une bande de terre suffisante pour établir un chemin de communication entre la route provinciales et les moulins vendus.

Au moins un moulin était encore en activité vers 1910.

A Pouilly (Chez Gorin) un moulin à huile fonctionnait à une époque plus récente. 

Promenade de printemps :

Lundi de Pâques : moulins souterrains  au col des Roches (Le Locle, canton de Neuchâtel) fonctionnant grâce à une cascade. Impressionnant !

A Vallorbe, visite du « Musée du fer et du chemin de fer ».        

Printemps de Villy,

Organisé par le Foyer des Jeunes. Nos beignets « façon grand-mère étaient très appréciés, le 29 avril 2001.

Croix d’Orgevat :

La mise en place des premières croix s’est effectuée le 7 juillet 2001, grâce à l’association « La Bougeotte », de Saint Jean de Tholome.

Dans le hameau d’Orgevat, vivaient naguère de nombreuses familles. C’est notamment le berceau des Métral ». Situé sur la  Côte d’Hyot (maintenant commune de Bonneville), il faisait autrefois partie de la paroisse de Contamine, et les Pères Barnabites y avaient érigé un chemin de croix.

Un dépliant édité par « les Amis de la Grande Maison »,

relatant l’histoire du Prieuré et du Château de Villy est disponible en mairie, dans les offices de tourisme circonvoisins, aux Archives Départementales de Haute Savoie.

Un ancien cimetière à La Perrine ? :

Une petite croix trouvée à La Perrine, confiée au service d’archéologie départemental est le point de départ d’une énigme : Y a-t-il eu un cimetière de pestiférés en ce lieu ?

Certains Contaminois prétendent que François Saddier conservait les raves dans ce qu’il croyait être un caveau mortuaire. Léon Saddier aurait voulu effectuer des sondages car, disait-il, « le sol résonnait » lorsqu’on frappait avec des outils. Il prétendait qu’un cimetière se trouvait au-dessous.

Armandine, elle aussi en était persuadée.

D’autre part, on me communique  les termes extraits du testament de Hugonin de Lucinges, du 23 avril 1413. Il fait un legs à la « maladière de Contamine » (cote E 94 –Archives départementales  de Haute-Savoie).

Laurence, Paul et moi-même avons arpenté les champs à la recherche de vestiges.

Le lieu supposé être un caveau est en friches, inaccessible, envahi par de hautes herbes.

Un passage « à talons » existant depuis des temps immémoriaux, nous conduit auprès d’un bassin au ras du sol, où l’eau très fraîche ne manque jamais et que chaque habitant avait le droit d’utiliser.

Cet endroit était appelé « Vers Pan ».

Aux Archives Cantonales de Genève :

Extrait relevé (cote P.C. 1ère série n° 10281) :

17 décembre 1755, Marin, fils de feu Claude Vial, de Contamine, âgé de 14 ou 15 ans, a volé et débauché (soustrait à son maître) un petit ramoneur français s’appelant François Ducret.

La maître, Claude Martin, ramoneur, de Hauteluce, Mandement de Beaufort en Tarentaise, a porté plainte.

Le vendredi, l’apprenti couchait aux Trembières, avec un Savoyard (Marin Vial) qui l’avait séduit et déterminé à s’évader. Ledit Vial a été trouvé porteur d’une racle qu’il reconnut  appartenant à François Ducret.

Vial a travaillé quelques temps à Carouge où il avait été employé pour décharger du foin et qu’ensuite, il portait du bois pour gagner sa vie.

Vial est condamné aux grièves censures, réparation, restitution. Il est congédié et conduit hors de ville par les chassegueux.

Plantations d’arbres à Contamine de 1799 à 1847,

par Etienne Pelloux dans un manuscrit.

Andrée Blanc


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