Bulletin Nr 3
Janvier 1998

Editorial :

A l’heure où j’écris ce mot, une jeune femme de notre pays, membre du Haut Commissariat aux Réfugiés est tuée au Tadjikistan, victime des rivalités tribales, otage innocente d’un monde des ténèbres, tandis qu’en Algérie encore et encore se livrent  des massacres odieux de femmes, d’enfants et de vieillards.

Il n’y a pas si loin, sur cette terre de France, les fagots de l’Inquisition s’embrasaient au nom de Jéhovah, et c’est au nom d’Allah qu’aujourd’hui certains zigouillent des êtres humains.

Au nom du collectivisme d’état, des milliers de pauvres gens furent sacrifiés dans leur chair, dans leur esprit, et le capitalisme libéral insolent continue d’affamer des millions d’individus, les réduisant à un esclavage insupportable.

La magnifique exposition de l’automne dernier nous a fait revivre derrière l’image photographique, des visages, battre des cœurs dont la mémoire enfouie dans le collectif des familles.

Les sacrifiés de la Grande Guerre ne servirent à rien puisque 20 ans après, dans une amnésie totale, une deuxième guerre mondiale emboîtait le pas de la première ; et que dire de ces 50 dernières années et des dégâts que provoquent les mines antipersonnel.

L’histoire aura au moins le mérite de nous faire réfléchir en cette fin d’année sur notre  condition d’êtres humains et il y a une chose sûre, rien n’est acquis, tout est à recommencer, tout est à bâtir pour construire un monde plus humain, plus spirituel.

Le patrimoine que nous ont laissé nos ancêtres peut permettre de mieux se comprendre. C’est là le but de notre association d’histoire. Voilà une belle perspective.

Cependant, je remercie toutes celles et ceux qui contribuent efficacement à ce que nos activités soient une réussite.

Je souhaite que notre association soit le lieu accueillant, tolérant, chaleureux où la passion du patrimoine, de l’histoire soit le point commun de nos rencontres. Enfin, à tous, je souhaite un joyeux Noël et les vœux les meilleurs pour 1998.

Michel Pessey-Magnifique, président.

L’ensemble ANN’BRASS’QUINTETT, composé  de 5 musiciens a donné un concert le 7 juin 1997, dans l’église de Contamine.

Un pique-nique a réuni une trentaine de personnes dans le parc du château de Villy, le 29 juin.

Dans le sillage de nos ancêtres :

Le 6 septembre 1997, l’association organisait une visite de Münster en Valais. Nous parcourions en sens inverse le chemin emprunté par notre ancêtre Pierre Gibstein au XVIIème siècle.

Ce Me sellier, descendant des Walser, ces peuplades alémaniques remuantes, quitta son pays, sa famille, ses amis, son univers à la recherche d’une vie meilleure. Longeant le Rhône, il descendit le Val de Conches, passa à Saint Gingolph, Evian et s’installa à Thonon où il Péronne et Me Louis Grobel, de Boëge se marièrent en 1701.

Leur postérité est nombreuse à Contamine et dans les environs.

Hier, Contamine :

« émotion, souvenir, bouleversant… » sont les mots qui reviennent souvent dans le livre d’or, au sujet de l’exposition présentée à Villy.

Les Contaminois se sont véritablement penchés sur leur passé : en fouillant greniers, boîtes ou albums, en contemplant les anciens rassemblés sur des photos agrandies, en retrouvant parents, écoliers, communiants, mariés, en observant tous ces soldats, en découvrant les visages, inconnus jusque là, des « morts pour la France ».

Une tombola était organisée pour la circonstance.

Visite des enfants de Cranves-Sales :

Château de Villy, église de Contamine, et organisation de jeux dans l’enceinte de l’ancien prieuré, le 11 juin 1997.

Savoir lire et écrire en 1869 :

Les pourcentages des conscrits ne sachant ni lire, ni écrire sont, d’après le bulletin officiel de l’Instruction Publique :

Contamine-sur-Arve : 10.17%,

Saint Jean de Tholome : 12,38 %,

Peillonnex : 16 %,

Faucigny : 19,44 %,

Viuz en Sallaz : 38.23 %,

La Côte d’Hyot : 38.23 %.

Le bon point revient à Marcellaz avec 0 % d’illettrés.

Un grenier au centre de Pouilly :

Il y a une quarantaine d’années, vivait ici la « Fine à Bougnet ». Son salaire de « bouillandire » consistait en en un  fagot de bois qu’elle traînait en rentrant le soir, un vêtement ou une paire de sabots, usagés !... Et elle était nourrie !

Pour les adoucir, elle portait pendant quelques semaines, les chemises neuves de chanvre ou de toile appartenant aux dames à la peau sensible.

Elle était décédée depuis plusieurs jours dans ce logement, lorsque les voisins se sont inquiétés.

Andrée Blanc


ASSOCIATION
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Chez Mme Mouthon - 57, allée de Villy 74130 CONTAMINE-SUR-ARVE
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